| Manager les situations de crise: de l'impuissance au pouvoir de... Gestion de crise: de nouvelles pistes ? Une étude réalisée l'année dernière par un cabinet britannique auprès d'un échantillonnage représentatif de 200 dirigeants d'entreprises français et anglais relève parmi les fléaux les plus redoutés : les sinistres liés à l'erreur humaine, les grèves, les produits défectueux, le décès d'un dirigeant, le piratage informatique, la fraude, le boycottage, l'OPA hostile. Les auteurs sont formels : disposer d'une assurance qui couvre les dommages commerciaux et industriels en totalité ou en partie ne change rien à un impact négatif de la crise sur l'entreprise. Suivant que celle-ci sera endiguée ou qu'elle persiste, les pertes financières peuvent varier de 5 à 15 %. Les investisseurs vont donc d'abord s'intéresser aux conséquences financières directes de la catastrophe sur les fonds de roulement de l'entreprise, puis se focaliser sur la manière dont les dirigeants et leurs équipes, placés sous les projecteurs de la médiatisation, vont s'en sortir... Gestion de crise : exacerbation des sens et de la quête du sens Que la crise découle d'un événement totalement imprévisible, qu'elle fasse suite à une décision irrévocable dans le cadre d'une réorganisation, qu'elle relève d'un malaise général que l'on a pas su ou voulu voir venir...etc, elle est toujours, dans l'instant, la résultante d'un excès qui rompt l'équilibre de l'ensemble. Elle brouille les points de repères habituels, déboussole quelquefois gravement les plus fragiles et fait émerger tous les conflits latents pour le meilleur comme pour le pire. Elle plonge les personnes concernées dans un faisceau de sensations contradictoires et interpelle chacun dans son rapport au Sens de son action :
Pour pouvoir maintenir la cohésion en interne, préserver l'image de l'entreprise en externe, mobiliser moyens matériels et humains et assurer le cohérence des décisions, les dirigeants et leurs équipes sont directement interpellés dans leur capacité à prendre rapidement les décisions les plus pertinentes. S'ils sont insuffisamment préparés, le pied à la fois sur le frein et sur l'accélérateur, en ayant des difficultés à piloter le processus, ils risquent d'être eux-mêmes " victime ", c'est à dire subir la situation, en tentant de limiter les dégâts matériels, voire psychologiques, avec tous les dysfonctionnements opérationnels en chaîne qui vont en résulter. Gestion de crise : réactivité et autonomie La manière dont l'entreprise va s'en sortir dépend donc:
L'acquisition de ces compétences est étroitement liée à l'utilisation d'une pédagogie active permettant à chacun de devenir auteur-interprète du changement en prenant la responsabilité de faire évoluer croyances et comportements pour mieux anticiper les crises au quotidien et gérer celles inévitables, lorsqu'elles se déclarent. Catherine Loury |
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