| La conduite de projet : facteurs de succès et d'échecs Malgré leur singularité, ce sont les mêmes attentes que nous retrouvons chez nos clients : une meilleure communication ascendante, plus de transversalité, plus de solidarité dans les équipes, plus de reconnaissance des personnes et des compétences, plus d'initiatives, de délégation etc Décloisonner pour créer : plus de réactivité face aux clients. L'analyse du fonctionnement en projet dans plusieurs entreprises (télécommunication, banque, informatique) fait ressortir son intérêt comme levier de changement à condition qu'il soit issu d'une volonté politique de la Direction. En général, les organisations prennent dans la conduite de projet tous les avantages inhérents à la méthodologie (cadrage des objectifs, mise en place de comité de pilotage, réunions de reporting, planification, meilleure prise en compte du trio : coût/délai/qualité) tout en évitant de formaliser les changement nécessaires en matière d'organisation du travail, de fonctionnement relationnel : peu ou pas de pilote, pas de lettres de missions, pas de contrats triangulaires entre directions de projet, services fonctionnels et hiérarchiques, peu de communication entre le projet et le reste de l'organisation. Comme le disait un chef de projet : " il nous est demandé de changer de méthode de travail mais surtout de ne pas toucher aux relations entre les gens ". Or, si une structure veut bénéficier de l'opportunité fantastique que représente la conduite de projet, il faut bien accepter de revoir un certain nombre de processus au sein du système organisationnel et relationnel. C'est à cette condition que la conduite de projet peut être un facteur puissant de changement. La conduite de projet : un miroir grossissant du management. "La conduite de projet met en évidence toutes les lacunes d'un dysfonctionnement managérial. On ne peut plus se cacher ni se voiler la face. C'est une chance pour faire travailler ensemble des Directions qui souvent se vivent comme concurrentes, oubliant qu'elles ont un projet commun: faire gagner l'entreprise et non leur propre direction", nous déclare un chef de projet. La conduite de projet exige que les enjeux soient formalisés, que les objectifs et les missions soient clarifiés, que de vraies délégations soient mises en place avec des initiatives mais aussi du contrôle et du suivi. Le chacun pour soi, la rétention d'informations, le manque de visibilité et de communication amènent des sanctions rapides en matière de conduite de projet. C'est une mobilisation des hommes, des filières, des métiers, des niveaux hiérarchiques, une meilleure distribution des rôles et des responsabilités qui sont requises. Les conditions de réussite d'un fonctionnement en projet
Alain Mastin et Françoise Picouleau |
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